L’église du 13e siècle

EGLISE ST VAAST DE BORAN

L’ÉGLISE : l’extérieur

Eglise

Eglise 1

La NEF a été bâtie de 1195 à la première moitié du 13ème siècle sur le site d’une ancienne construction.

Le CHŒUR a été financé par l’évêque de Beauvais au 15ème siècle tandis que le clocher ne fut érigé qu’au 16ème siècle.

L’ÉGLISE a été classée monument historique en 1942 pour préserver son clocher d’une destruction demandée par les aviateurs allemands basés sur le terrain tout proche de Bruyères. Le monument a souffert de la guerre 1939-1945. Une réparation rapide y a porté remède. Mais une menace de ruine de l’angle est-sud de l’autel de la Vierge, a rendu nécessaire une restauration totale. Elle fut effectuée sous la direction des Monuments Historiques de 2002 à 2004. On en voit actuellement le résultat.

Le PORTAIL a été restauré en 1908, il est abrité sous un porche qui date de 1915. Il présente une ogive aiguë, ornée de tores et de cannelures.

Le TYMPAN est, lui-même, orné de deux têtes d’ogive à trois lobes arrondis et d’une rose à quatre pétales. Sur les côtés, au niveau des impostes, deux rangs de feuilles entablées.

Le CLOCHER, haut de 49 mètres, se termine par une flèche à pyramide octogonale entièrement en pierre.

La BALUSTRADE ajourée est limitée par quatre clochetons dont le plus important se trouve en haut de l’escalier. Elle est ornée, côté façade, par les effigies du Christ et des douze apôtres. A chacun des angles se trouve une gargouille chimérique. A la base du clocher se trouvent quatre niches vides. Les deux niches inférieures ne sont pas ornées, elles contenaient les statues de St Pierre (actuellement dans l’église) et de St Paul (perdue).

Les deux niches supérieures sont sculptées. Celle de droite, ornée de grappes de raisins, abritait la statue de St Vincent (actuellement dans l’église) patron des vignerons. Celle de gauche, ornée d’épis de blé, abritait la statue de St Fiacre (perdue) patron des jardiniers, maraîchers et laboureurs.

A côté de la niche de gauche, remarquer la sculpture d’un ours qui rappelle un des miracles de St Vaast.

« Quand St Rémi le sacre alors évêque d’Arras, à sa grande surprise, la cité croupit dans une complète incurie. Autrefois, la région avait été évangélisée, maintenant l’église est abandonnée des hommes et envahie par les animaux. Saint Vaast entreprend de nettoyer l’intérieur de l’église d’Arras quand soudain, il rencontre un ours dans les ruines ; il ordonne, au nom de dieu à l’animal de ne pas lui faire de mal et de bien vouloir laisser la place aux croyants. Par bonheur l’ours se radoucit.

En remerciement à Dieu, St Vaast, aidé par ses disciples, restaure l’église et vient se recueillir quotidiennement dans l’oratoire dressé sur la rive droite du Crinchon où s’est accompli le miracle ; il prend à son service l’ours qu’il avait rencontré dans les ruines et en fait son animal de compagnie. »

Des deux CLOCHES de l’église, il n’en reste qu’une (l’autre a été fondue sous la Révolution). Elle porte l’effigie de St Vaast et l’inscription suivante : « l’An 1560, je fus faite et nommée GUYONNE par Messire GUY de KARUEL, Chevalier, Seigneur de BORRENG, et Dame Marie de SAINT-SYMON, sa femme.
F. Geffroy nous fit. »
On y voit encore une croix garnie de Fleurs de lys, et les mots : « AVE MARIA GRATIA PLENA ».

La TOURELLE polygonale, à l’opposé du clocher, est de la fin du 13ème siècle. Elle est coiffée d’une pyramide à crochets : c’est la LANTERNE des MORTS.

Lanterne des morts

 

L’ÉGLISE : l’Intérieur

On descend dans l’Eglise par quatre marches. On voit d’emblée la NEF à cinq travées, de style romano-gothique, haute, austère, flanquée de deux bas-côtés.

Les PILIERS, monostyles, courts, arrondis, supportent des pleins-cintres. Les chapiteaux sont ornés de feuilles de nénuphar et de feuilles à volutes. Les premiers piliers sont plus ornés.

Dans le bas-côté de droite, devant la porte qui, naguère, menait au presbytère (devenu la Mairie) on peut voir une voûte à nervures anguleuses retombent sur des colonnettes. Il s’agit, sans doute, des seuls vestiges de l’ancienne église.

Le CHŒUR offert au 15ème siècle par l’évêque de Beauvais, est plus orné que la nef. Il comporte une chapelle centrale, flanquée de deux chapelles latérales. Toutes ces chapelles sont voûtées, à nervures et petites clés de voûte.
Les baies et fenêtres sont de style ogival flamboyant.
Les quatre piliers centraux ont des chapiteaux à bandeaux de la Renaissance.

Eglise intérieure

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